Salut chers amis ! Il fait bon vivre sous le baobab. Je m’y sens tellement bien. Assis tranquillement, j’attendais un ami avec lequel je devais partager une bonne tasse de thé. Et voilà que d’un coup, j’ai eu envie de vous faire partager l’une de mes passions : le reggae. Eh oui ! J’adore cette musique. Mais, chers amis, je n’adore pas n’importe quel reggae.

Le reggae que j’aime s’apparente à celui d’Alpha Blondy ; ce reggae très proche des populations tant dans les paroles que dans la musique. Ce grand monsieur de notre culture a montré aux yeux de tous qu’on peut faire du reggae dans une langue autre que l’anglais ou encore le français. Notre jagger national est à respecter.

Le reggae que je kiffe est semblable à celui de Kajeem. Il a des textes intelligents et est accessible même dans les ghettos les plus reculés. Ce reggae que j’aime véhicule un message. Son message est dans la musique et sa musique est dans le message.

Mon reggae est contestataire comme celui de Bob Marley, Peter Tosh ou de Spyrow. Quand je l’écoute, je me rends compte des difficultés que mon traverse mon peuple. Ce reggae qui me fait vibrer et sautiller sait rendre gloire à Jah tel celui de Naftaly, I Jah Man, Goody Brown. Je vous assure que j’aime danser au son du reggae de Larry Cheick car il me replonge dans l’ambiance festive de Treichville. Quand j’écoute le reggae de Général Tchefary, je me rends compte que le ghetto a encore des porte-flambeaux.

Je n’aime pas du tout le reggae sans vie et sans saveur qui n’apporte rien à l’humanité. Bien sûr, il existe des chanteurs qui s’y adonnent (Dieu sait s’ils sont nombreux). Je déteste ce reggae-là qui ne prêche pas l’Amour, la Paix et l’Unité. Je déteste ce reggae dont le message principal est le sexe, la violence ou la drogue.

Par contre, je suis fan de ce reggae qui m’enseigne que « Vivre est une chanson » et que « Demain est un autre jour dans le royaume de Jah ». La musique reggae qui me rappelle chaque fois que « Je viens de Sion » et « J’ai la peau d’ébène » me fascine. Faites-moi déguster ce reggae qui chante l’amour véritable que l’on retrouve dans les chansons de Gregory Isaac ou Eric Donaldson.

Parle-moi du reggae d’Ismaël Isaac et je te dirai que tu viens d’égayer mon cœur. Je le préfère aux rythmes musicaux préfabriqués en studio sans l’âme du live.

Ce reggae que j’aime n’est point hypocrite. Bien au contraire, « Truth is an offense and not a sin », disait Bob Marley dans sa chanson Jah Live. En clair, la vérité ne fait pas de mal, ou si tu veux, elle est une offense et non un pêché. Mieux encore, elle rougit les yeux mais ne les casse pas.

J’aime le reggae mais pas n’importe lequel. Ah ça non ! La musique est un esprit ; quand elle est mal faite, elle devient un démon. Je n’ai pas envie d’être possédé alors je n’écoute pas le premier reggaeman venu.

Sous le baobab, j’écoute la reggaemusic qui me rapproche de l’Afrique. Pour cela, je tends mes oreilles pour mieux percevoir le son du groupe Culture.

Je vous invite à aimer le reggae, mais pas celui qui apporte désolation et tristesse.

 

A bientôt sous le baobab !

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Richard Konan

Richard Konan

Journaliste de profession, je suis un véritable passionné de la communication. J'adore manier les mots pour donner vie à la vie.

5 thoughts on “Ce reggae que j’aime !

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