La semaine dernière, j’avais un petit bobo (rassurez-vous je vais mieux sinon ce billet n’aurait pas vu le jour). Après un tour chez le toubib (c’est comme cela qu’on dit non?), je fonce à la pharmacie, ordonnance en main. La jeune fille au comptoir (bon c’est une belle demoiselle je le reconnais) me fait un large sourire dès que j’entre dans l’officine. Elle est d’ailleurs la première à me lancer le bonsoir.

“Bonsoir, monsieur. Que puis-je faire pour vous? », me lance-t-elle toujours souriante (véritable technique d’approche, vous l’aurez remarqué).

Je lui tends mon petit bout de papier contenant la liste des médicaments censés me redonner la santé. Toujours avec un large sourire (ça devient énervant je sais), elle se dirige vers les rayons. En moins de 5 minutes, ma très souriante vendeuse en pharmacie revient avec les médicaments.

La pharmacie et la monnaie, un casse-tête (crédit photo: Max Braun)

“Monsieur, veuillez vous rendre à la caisse, s’il vous plait”, me dit la jeune dame.

Désireux de vite quitter les lieux (non pas pour fuir le sourire de la dame-là hein), mes pas me conduisent vers la caisse. Une fois là bas, il y’a une chose qui attire mon attention: le sourire (eh oui) de la caissière. Celle-ci entre en communication directe avec une machine posée devant elle. Ses doigts caressent le clavier, des chiffres naissent sur l’écran. Ces fameux chiffres ont beaucoup d’importance à mes yeux. Normal non? Ma poche en souffrira.

“Ça fait 1… monsieur”, me dit la dame assise derrière la machine. Je lui remets l’argent. Pour sa part, elle vérifie le billet, le garde soigneusement dans son tiroir et me donne ma monnaie. Mais, il y a quelque chose qui ne va pas. Ma monnaie n’est pas exacte. Il manque environ 50 francs CFA. Je l’ai su après avoir jeté un coup d’œil sur le reçu. Je reste debout devant elle. Pensant que j’étais parti (aussi facilement?), la caissière s’attend à un autre client.

“Madame, ma monnaie n’est pas complète”, ai-je précisé.

“Oui oui, il n’y a pas de jeton.”

“On fait comment alors?”

“Ahii, il n’y a pas de monnaie monsieur”, lance la caissière qui, du coup, a  perdu son sourire.

Ces pièces de monnaies créent bien souvent des malentendus entre clients et vendeurs (crédit photo: Richard Konan)

“ Vous me l’avez dit. J’aurais aimé que vous me le signaliez avant de me servir. Peut être que mon argent est calculé (c’est comme cela qu’on parle quand son argent est tout juste pour les dépenses). Elle n’a prononcé aucun mot. Mon interlocutrice paraissait surprise. Elle devait se dire intérieurement: « ce monsieur fait tout ce tapage pour 50 francs… » Imaginez un instant combien de clients sont forcés à laisser un pourboire. Un bon pactole!

Ce qui me fâche dans cette histoire c’est l’institutionnalisation de cette pratique. Vous laissez aisément 50 francs, 25 francs ou 50 francs à la pharmacie mais aussi dans les supermarchés. Une fois dans un marché « très super », la caissière m’a rendu ma monnaie avec des bonbons que je n’avais nullement inclus dans mes articles. Elle pourrait au moins demander mon avis non? A moins qu’elle ait eu envie de me livrer à la carie dentaire.

Je suis d’accord avec vos jolis sourires et vos marques d’attentions mai j’ai aussi besoin de ma monnaie. Et cela n’est pas si compliqué à comprendre.

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Richard Konan

Richard Konan

Journaliste de profession, je suis un véritable passionné de la communication. J'adore manier les mots pour donner vie à la vie.

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