Les Africains aiment trop « porter des coups » à l’Etat

Article : Les Africains aiment trop « porter des coups » à l’Etat
29 décembre 2017

Les Africains aiment trop « porter des coups » à l’Etat

Je le sais, nous Africains, sommes tous « proud to be African ». Mais reconnaissons que certains de nos frères exagèrent! Pour si peu, ils « portent des coups » aux États. Non mais ce n’est pas possible.

Un président mène tranquillement sa vie; il se sert peinard dans les caisses et non pardon, il profite dans la quiétude de son budget de souveraineté. Il faut toujours que des gens se lèvent pour lui porter un coup. Quelle jalousie!

Ces gars-là viennent un matin et ôtent le pain de la bouche du dirigeant. « Ne faites pas aux autres ce que vous n’aimeriez pas qu’on vous fasse. » Pourquoi vous êtes comme cela même? Si nos dirigeants servent dans nos caisses, pardon (qu’est-ce que j’ai à la fin?), profitent de leurs avantages, n’est-ce pas normal? Et pour cela, des individus, avec la complicité de certains étrangers (où est leur problème?) « portent un coup à l’État ». Pour si peu.

La plupart des pays africains ont connu des « coups portés » contre eux. Un matin, des gens se lèvent, foncent en direction de la télévision nationale (ils ne peuvent pas créer leur propre télé?) et proclament « un coup porté contre l’État ». Il faut que cela cesse. Laissez nos Etats tranquilles! Surtout que les coups, ça fait terriblement mal. Cela dépend de l’endroit où tu le prends. A la tête, tu risques de taper un vertige; au bras, la fracture n’est pas loin. Imaginez que vous recevez un coup au ventre! Le mal remontera dans votre estomac ou peut être ira se loger dans un de ces nombreux organes de cette partie du corps (je vous épargne l’anatomie). Dans tous les cas, un coup ça fait mal.

Un coup porté à l’Etat fait tout aussi mal. Oui bien sûr que croyez-vous? L’Etat ressent les douleurs, les peines et les joies. Tout comme vous et moi. Quand on lui administre un coup, c’est sûr que on lui fait terriblement mal…économiquement, culturellement, sociologiquement, politiquement…

Partagez

Commentaires