Diarra Fatima, la passion du football au féminin

Article : Diarra Fatima, la passion du football au féminin
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13 février 2021

Diarra Fatima, la passion du football au féminin

Diarra Fatima pourrait passer des heures à parler de sport, surtout de football. Titulaire d’une licence C CAF, elle dirige le banc technique du centre de formation Jeunesse Football Club de Dabou. L’amoureuse du foot nous partage sa passion.

Dis-moi, comment est né ton amour pour le sport ?

Mon amour du sport en général vient de mon défunt père qui pratiquait le yoga. En plus, il aimait l’Africa Sport (un célèbre club de football ivoirien, NDLR). Nous suivions tous les matchs avec lui et après une victoire, c’était le festin à la maison. Dès l’enfance, j’ai commencé à aimer le football et à suivre mes frères au Maracana, où j’ai appris à manier le ballon. Cela a été le début de mon premier contact avec le football.

Coach Diarra Fatima avant un entrainement. Crédit photo : Diarra Fatima

« Mon amour du sport en général vient de mon défunt père »

Tu as forcément des modèles dans le domaine du football. Qui t’inspire et te donne la force de foncer ?

Mon modèle dans le domaine du sport, c’est madame Touré Clémentine, la sélectionneuse de l’équipe nationale ivoirienne. Cette brave dame a su vaincre les épreuves. Par son travail acharné, elle a conduit le football féminin à un niveau auquel personne ne s’attendait. Le résultat est là. Touré Clémentine a intégré les plus hautes instances du football mondial pour montrer que la femme aussi est capable de grandes choses dans le milieu du sport. Elle est un exemple à suivre. Il y a aussi la génération dorée, conduite par Didier Drogba, qui a su par le sport réconcilier les Ivoiriens à un moment sensible que traversait notre chère Patrie.

À quel moment commences-tu à taper dans le ballon ?

C’était à Daloa. J’ai commencé à suivre les matchs de l’Africa avec mon père. Ensuite, je suivais mes frères sur les terrains de Maracana. Au début, ils me faisaient jouer au poteau. Un jour, avant un match, on a constaté un absent dans le groupe. Les garçons ont décidé de me laisser jouer véritablement avec eux. C’est de là qu’est parti mon aventure avec le football.

Puis quelques temps après, un jeune coach de football du nom de Martial qui m’avait vu dans un match m’a proposé de le rejoindre dans son centre qui comportait essentiellement des garçons. Au fur et à mesure, d’autres filles ont intégré le centre. Nous avons raflé plusieurs trophées de Maracana.

Le regard fixé vers l’avenir, Diarra Fatima a de grands rêves. Crédit photo : Diarra Fatima
En tant que femme, tu décides de vivre ta passion, le sport. Raconte-nous comment ton entourage a vécu ta décision.

Ce n’était pas du tout facile à mes débuts vu que la femme qui jouait au football était mal perçue de façon générale par la société à laquelle j’appartenais. Les gens étaient convaincus que le football est exclusivement dédié aux hommes. J’étais souvent stigmatisée par certaines personnes. Cependant, il y avait des gens qui brisaient le mythe en m’encourageant à continuer sur ma lancée. Grâce à la détermination et le courage, j’ai fini par avoir le soutien de mon père, de ma mère et certains oncles qui m’accompagnent dans ma passion.

« J’étais souvent stigmatisée par certaines personnes »

Diarra Fatima et ses « enfants ». Crédit photo : Diarra Fatima
Comment te vient l’idée de passer à l’encadrement ?

Après mon obtention du Bac, toujours guidée par l’amour du football, j’ai choisi de passer le concours de l’INJS. J’ai été admise en 2007. J’ai intégré l’équipe féminine des 11 sœurs de Gagnoa avec laquelle j’ai passé de beaux moments jusqu’en 2012. Par la suite, en observant l’univers du football féminin, j’ai senti un besoin d’entraîneurs. C’est ainsi que j’ai décidé de m’intéresser à l’encadrement.

Quand des stages étaient organisés par la FIFA concernant le football féminin, chaque président donnait une liste de ses participants. J’ai dès lors commencé à aimer l’encadrement. J’ai bénéficié des encouragements et conseils de mon président, de la sélectionneuse nationale et bien d’autres personnes à qui je dis énormément merci . Aujourd’hui, après avoir obtenu la licence C CAF, j’encadre un centre de formation masculin dénommé Jeunesse Football Club de Dabou.

J’encourage toutes les anciennes joueuses à se reconvertir en se formant et en passant les diplômes d’entraîneurs, afin de pouvoir encadrer les plus jeunes en particulier. Cela permettra à la Côte d’Ivoire d’avoir des joueuses de qualités, qui nous enverront beaucoup de trophées. Ensemble, nous y arriverons.

Allez hop ! C’est parti pour une série de jongles ! Crédit photo : Diarra Fatima
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Commentaires

Doumbia Moussa
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Bon courage ma sœur ça va aller inchallah c'est le travail paie que Dieu te protège

Louise keleke
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Mes félicitations pour le projet de fondation d'un centre de formation pour détecter de nouveaux talents! Que cette initiative soit promotrice !
Courage vas de l'avant