Richard Konan

Cheffe Zeinab Bancé et Mylène Amon, chasseuses de records, vraies modèles

Cheffe Zeinab Bancé, Mylène Amon. Deux noms. Une même vision : faire entrer la Côte d’Ivoire dans le livre des Records Guinness.

15 000 plats cuisinés en 120 heures

Zeinab Bancé est une cheffe cuisinière d’origine ivoirienne. Elle s’est lancé le pari fou de cuisiner pendant 120 heures sans arrêt. La jeune entrepreneure a donné rendez-vous aux Ivoiriens à l’Agora de Koumassi (dans le sud d’Abidjan) pour relever ce défi.

Du 17 au 22 décembre 2024, Zeinab Bancé a fait montre de son talent culinaire sous le regard de plusieurs individus venus lui témoigner leur soutien. Des personnalités politiques ont effectué le déplacement afin d’accompagner Zeinab sur la route du succès. Françoise Remarck, ministre de la Culture et de la Francophonie, Mamadou Touré, ministre de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Siandou Fofana, ministre du Tourisme et des Loisirs étaient là.

Zeinab Bancé en plein défi. Crédit : cheffe Zeinab

Les acteurs du showbiz ont aussi marqué leur présence auprès de la cheffe Zeinab. Le groupe Magic System, Kerozen, Didi B, Josey, Roselyne Layo ont donné de la voix. La cuisinière a fortement apprécié. « Franchement, quand je me lançais, je n’avais pas imaginé tout ça. Je ne m’y attendais pas du tout, mais c’est une surprise agréable qui m’a motivée davantage », a-t-elle confié.

Finalement, Zeinab a détrôné l’Irlandais Alan Fischer qui détenait le record mondial de 119 heures et 57 minutes. L’Ivoirienne a cuisiné durant 120 heures.

Mylène Amon, la peinture plein les yeux

À l’instar de Zeinab Bancé, Mylène Françoise Amon, portraitiste et paper-artiste originaire de la Côte d’Ivoire, décide de se lancer à l’assaut du record Guinness. Son défi ? Réaliser 150 portraits en illusion d’optique sur papier, en 120 heures du 5 au 10 février 2025 au stade BAE de Yopougon (Abidjan).

Avec le soutien de la population, des autorités politiques, les artistes-chanteurs, les influenceurs, Mylène a battu le record mondial en réalisant 130 portraits. La jeune peintre a surpassé l’ancien record de 100 portraits !

Mylène Amon porte haut le drapeau de la Côte d’Ivoire. Crédit : Le Grouilleur

« Chacun, à son niveau, a apporté son énergie, son expertise et son dévouement pour faire de ce défi une réalité. De l’organisation à la logistique, en passant par la communication et le soutien technique, vous avez été incroyables. Ce record est le fruit d’un travail collectif de longues préparations et d’une détermination sans faille », s’est félicitée l’artiste.

Mylène Amon a réalisé des portraits d’hommes politiques (Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam), de stars du showbiz (feu Arafat DJ, Asalfo, Aicha Kone…) et du sport (Didier Drogba, Faé Emerse). Elle n’a pas manqué de rendre un hommage à sa grand-mère en lui dédiant un portrait.

Un fait important : Zeinab Bancé a offert 3 000 plats lors du défi de Mylène Amon.

Mylène Amon et Zeinab Bancé sont de véritables modèles pour la jeunesse africaine grâce à leur courage, leur audace et leur détermination. Elles doivent inspirer d’autres jeunes à mener de nobles combats pour l’avenir de l’Afrique.


Côte d’Ivoire : une élection présidentielle à trois inconnues

La Côte d’Ivoire se prépare à organiser sa prochaine élection présidentielle en octobre 2025. Cette échéance électorale est très attendue par les Ivoiriens. Elle contient aussi trois inconnues. Je vous en parle dans les lignes qui suivent.

Laurent Gbagbo, candidat ou pas ?

La première inconnue, la candidature ou non de Laurent Gbagbo. L’ancien président ivoirien, fondateur du Front populaire ivoirien (FPI), désormais à la tête du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), a annoncé sa volonté de reconquérir le pouvoir d’État.

Laurent Gbagbo lors d’une visite dans la commune d’Adjamé (centre d’Abidjan). Crédit photo : PPA-CI

Le « Woody de Mama », comme le surnomment ses partisans, revenu de La Haye le 17 juin 2021, n’a pas attendu longtemps pour descendre dans l’arène politique. Laurent Gbagbo, 79 ans, est bel et bien candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025.

Pourtant, le nom de l’ex-conjoint de Simone Ehivet ne figure pas sur la liste électorale. Laurent Gbagbo, faut-il le rappeler, a vu son nom radié de ladite liste. Malgré son acquittement par la Cour pénale internationale (CPI), la justice ivoirienne a condamné le politicien ivoirien à 20 ans de prison dans l’affaire du braquage de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

La candidature de Gbagbo constitue la première inconnue de la prochaine élection.

Alassane Ouattara, candidat, pas candidat ?

Du côté du parti au pouvoir, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), les cadres ont déjà annoncé que leur mentor Alassane Ouattara, 83 ans, sera candidat en 2025. Le concerné lui-même n’a pas officiellement annoncé sa candidature. Il n’a pas non plus renoncé officiellement à un quatrième mandat.

Alassane Ouattara maintient le suspens. Crédit photo : présidence de la République de Côte d’Ivoire

« À ce jour, je n’ai pas encore décidé, mais je tiens à vous rassurer que je suis en excellente santé et désireux de continuer de servir mon pays », a déclaré le président ivoirien lors de la cérémonie de présentation de vœux le jeudi 9 janvier 2025 à Abidjan.

Le suspens demeure à sept mois de la présidentielle ivoirienne. La candidature d’Alassane Ouattara est ma seconde inconnue.

Qui pour représenter le PDCI-RDA ?

Âgé de 61 ans, Tidjane Thiam a pris la tête du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) depuis le 22 décembre 2023. L’ancien ministre du Plan et du Développement de feu Henri Konan Bédié (HKB) a été élu avec 96,48 % des suffrages au cours d’un congrès extraordinaire à Yamoussoukro. Il avait battu l’actuel maire de Cocody, Jean-Marc Yacé.

Tidjane Thiam est déterminé à porter le PDCI au pouvoir en 2025. Crédit photo : PDCI-RDA

À quelques mois de l’élection présidentielle, le « vieux » parti cristallise les attentions avec l’affaire Jean-Louis Billon. Jean-Louis Billon, cadre du PDCI, contre toute attente, a annoncé sa candidature à l’élection de 2025. Le patron du puissant groupe agro-industriel SIFCA n’hésite pas à lancer des piques à Tidjane Thiam. Il est convaincu que ce dernier n’a pas la carrure pour représenter le PDCI en 2025.

Invité sur France 24, Jean-Louis Billon a fait savoir que pour l’élection présidentielle de 2025, Thiam « n’est pas un candidat au fait des réalités ivoiriennes », soutenant que le président du PDCI totalise 23 ans d’absence continue loin de la Côte d’Ivoire. Par ailleurs, l’homme d’affaires ivoirien appelle donc à une convention pour désigner le candidat du PDCI.

La troisième inconnue est là : qui pour porter le PDCI en 2025 ?

Henri Konan Bédié, disparu, Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo pourraient disputer leur dernière (?) bataille politique en 2025. Tidjane Thiam n’entend pas jouer les spectateurs. Oh que non !


Journée mondiale du blog : Que vive l’écriture !

La Journée mondiale du blog est célébrée le samedi 31 août 2024. Le blogueur que je suis décide de coucher quelques mots sur son écran. Alors je tapote le clavier pour livrer ce billet aux amoureux et amoureuses des mots.

Début de mon aventure avec Mondoblog

A l’époque, j’étais journaliste dans un média ivoirien basé à Abidjan. J’avais en charge le service culture. J’étais déjà un passionné de lecture et de l’écriture. Je tenais même un blog. Une collègue à qui j’avais montré mon blog m’a informé que Mondoblog avait lancé un test pour le « recrutement » de blogueurs. En fait, elle était mondoblogueuse. Nous étions en 2017.

Si l’idée m’a séduit, nous étions à deux jours du délai. Je ne me sentais pas prêt à produire un billet en ce laps de temps. Finalement, j’ai pu écrire ce billet. Mieux, après avoir passé le test, j’ai été retenu.

Pour l’édition 2024 de la Journée mondiale du blog, je vous partage mon billet « Expliquez-moi les élections ! », qui m’a permis de rejoindre la grande famille Mondoblog.

Élections à  Ndègan*. Un petit village où les habitants vivent en parfaite harmonie, à tel point que les villages voisins brûlent d’envie de connaître le secret de cette belle cohabitation. Cela dure depuis plusieurs décennies.

Les femmes s’adonnent avec joie aux travaux ménagers quand les hommes labourent les terres en chantant. Ah qu’il fait bon vivre à Ndègan ! L’étranger est si bien accueilli qu’il repart la gorge nouée par l’émotion, car désormais il se considère comme un fils de Ndègan. Il est difficile de partir de cet endroit (qui aurait pu faire office de demeure à Adam et Ève). Au moment où aux alentours de cet Eden des temps modernes l’on s’entre-déchirait, à Ndègan au contraire la paix était une religion.

Ndègan est l’un des rares villages où le chef est élu par la population. Bien que cela puisse paraître curieux, il en a toujours été ainsi car les anciens ont eu pour souci de donner la liberté aux habitants de choisir leur guide. Le vieil homme qui a conduit le navire de Ndègan pendant 10 ans, après de bons et loyaux services, a décidé de troquer la chaise royale contre un hamac. Affaibli par le poids de l’âge, il a préféré attendre sagement son heure afin de rejoindre ses ancêtres pour le repos éternel. Pour lui succéder, deux fils du village ont pris la résolution de partir à la conquête du trône royal.

Le vote trouble la quiétude à Ndègan

Leurs yeux brûlaient de désir. Chacun d’eux tenait coûte que coûte à être le prochain locataire du palais. C’est ainsi que les malheurs de Ndègan ont commencé. Par des paroles au goût de venin, les prétendants au trône ont réussi à transformer les cœurs de leurs concitoyens. Ils y ont semé la graine de la rancœur. Les habitants jadis si pleins d’amour sont devenus des ambassadeurs de la haine. Massés derrière leur candidat, les villageois ne pensaient plus à l’intérêt commun. Chacun se méfiait de celui qui n’avait pas opéré le même choix que lui.

Pour couronner le tout, la campagne électorale fut une véritable foire aux injures et aux menaces. Du jamais vu à Ndègan ! Les notables chargés d’organiser le scrutin ont eu beau rappeler les candidats à l’ordre, rien n’y fit. Quelle tristesse ! Les élections ont eu lieu. Au moment où vous parcourez ces lignes, laissez-moi vous dire que ce beau village attend toujours son nouveau chef. L’un des candidats soutenu par une frange de la population conteste les résultats. Il avait juré qu’il ne reconnaîtrait pas le verdict des urnes, accusant son adversaire de tricherie. Il reproche à la notabilité d’être partisane. Ainsi, la paix, l’entente et l’harmonie sont de lointains souvenirs. La violence a pris possession de ce beau paradis. Est-cela une élection ?

L’argument de la force contre la force de l’argument

Le processus démocratique tant souhaité par les peuples du monde entier fait maintenant peur (surtout en Afrique). Tenez, il y a des pays où à l’approche des élections présidentielles des hommes et des femmes quittent les villes pour se réfugier dans leurs villages d’origine, en prélude à la crise. Expliquez-moi les élections ! Je veux comprendre pourquoi les politiciens utilisent l’argument de la force au lieu de la force des arguments. J’avoue ne pas comprendre que, pour de simples élections, un pays puisse perdre 3000 de ses fils dans une crise armée. Selon le dictionnaire en ligne Wikipédia, une élection est « la désignation par le vote d’électeurs, de représentants (une personne, un groupe, un parti ou une option) destinés à les représenter ou occuper une fonction en leur nom ».

Mais d’où vient-il que des gens perdent la vie juste parce qu’ils veulent choisir un représentant ? Ce qui est à craindre c’est que le scénario de Ndègan puisse se reproduire sous d’autres cieux. Si cette importante étape que constitue l’élection, suscite intérêt et est synonyme de bilan( ou de départ nouveau) dans la vie d’une nation, ailleurs, par exemple en Afrique , elle fait peur. On a l’impression que tous les démons attendent nos années électorales pour déferler sur notre continent, pourtant mère de l’humanité.

Il n’y a qu’à écouter les discours que tiennent les hommes et femmes politiques ! Je veux comprendre. Qu’on m’explique les élections ! Ndègan souffre de la folie de deux individus. En Afrique, des pays déjà minés par la pauvreté et la famine connaissent la traversée du désert et vivent l’enfer pendant les joutes électorales. Je pense que le jour où les uns et les autres comprendront le vrai sens d’une élection c’est l’humanité qui aura fait un important pas en avant, dans sa quête perpétuelle du bonheur.


*Ndègan : palabre en langue locale de Côte d’Ivoire.


Côte d’Ivoire : Le CN-ZLECAf organise un afterwork avec les blogueurs

Le CN-ZLECaf a convié les blogueurs ivoiriens à un afterwork le mardi 21 mai 2024 au Grand Hôtel d’Abidjan-Plateau. L’objectif de la rencontre était d’aboutir à l’intégration des blogueurs dans le dispositif de communication de la ZLECAf.

Afterwork des blogueurs : La CN-ZLECaf échange avec l’ABCI

Depuis la signature de l’accord sur la ZLECAf en mars 2018 à Kigali, la Côte d’Ivoire a démontré son engagement en mettant en place un Comité National de la ZLECAf (CN-ZLECAf) par décret N° 2018-514 du 30 mai 2018. Ce comité a pour mission de promouvoir et de mettre en œuvre l’Accord au niveau national.

Le Comité national de la Zone de libre-échange continentale africaine (CN-ZLECAf) assure la coordination et le suivi de la mise en œuvre de l’accord sur la ZLECAf en Côte d’ivoire. « Nous avons constaté que les accords précédents n’ont pas bénéficié d’une communication adéquate. Par conséquent, les bénéficiaires de ces différents accords n’ont pas pu réellement en tirer profit, car ils ne savaient pas où trouver l’information ni comment profiter de ces accords », a dit la responsable programme au secrétariat exécutif du Cn-Zlecaf, Bamba Mantiné, représentant madame la secrétaire exécutive du CN-ZLECAf.

Photo de famille (crédit photo : ABCI)

Rita Pascal Kwaminan, présidente de l’ABCI, a expliqué qu’en tant que communicants, les blogueurs sont désormais outillés pour apporter leur soutien à la propagande des accords de la Zlecaf. « A travers nos communications, il sera question pour nous de diffuser, informer les populations sur les opportunités et retombées de la Zlecaf, surtout ce qu’elle peut apporter à la Côte d’Ivoire », a-t-elle ajouté.

La rencontre a été marquée par un panel qui a porté sur le thème : « Quel apport de la blogosphère ivoirienne dans la mise en œuvre de la ZLECAf ? ».

Notons que l’afterwork visait à renforcer la connaissance de la ZLECAf ; mettre en place une plateforme d’échanges pour la création du réseau des ambassadeurs de la ZLECAf ; engager les blogueurs à mettre leur expertise au profit de la promotion des avantages de l’Accord ; – soutenir le CN ZLECAf en relayant ses activités ; sensibiliser et informer les parties prenantes sur les avantages de l’Accord et contribuer à l’implémentation réussie de l’Accord en Côte d’Ivoire.

Rita Kwaminan, présidente de l’ABCI, lors du panel (crédit photo : ABCI)

Le CN-ZLECaf a pour mission de promouvoir l’accord au niveau national ; Ccntribuer à l’élaboration des stratégies nationales ; traiter les questions liées aux négociations et à la mise en œuvre de l’accord ; contribuer au renforcement de l’expertise nationale sur la ZLECAf ; recueillir les propositions des acteurs nationaux en vue d’une meilleure participation à l’accord ; faire des recommandations au gouvernement sur les questions relatives à la mise en œuvre de l’Accord et veiller à la mise en œuvre effective des mesures prises par le Gouvernement dans le cadre de l’Accord.


Côte d’Ivoire-Discours haineux et désinformation : L’ONG Action Justice lance l’action SEDD

L’ONG Action Justice est résolument engagée contre les discours haineux et la désinformation. L’organisation créée le 19 août 2000 a lancé l’initiative SEDD (Sensibilisation et éducation contre la désinformation). L’objectif principal est de renforcer la résilience des populations face à la désinformation via les médias numériques.

L’ONG Action Justice sensibilise contre les discours haineux et la désinformation

La désinformation constitue l’une des causes majeures de violences en période électorale. Les campagnes de désinformation sont du fait des médias mais aussi des réseaux sociaux. L’ONG Action Justice estime que si le rôle des professionnels des médias et le renforcement de leurs capacités dans la lutte contre la désinformation sont capitaux, il n’en demeure pas moins pour une éducation des cibles finales qui sont les populations, ‘’consommateurs’’ de l’information et de la désinformation.

L’organisation fait remarquer que les élections régionales et municipales de septembre 2023 ont enregistré une forte implication des trois grands partis politiques de la Côte d’Ivoire. Ce qui faisait d’elles des élections à risque du fait de la bataille entre les leaders politiques locaux.

À travers l’initiative SEDD (Sensibilisation et éducation contre la désinformation), l’ONG Action Justice vise l’objectif principal de renforcer la résilience des populations face à la désinformation via les médias numériques.

La diffusion de fausses informations est punie par la loi (crédit : ONG Action Justice)

En d’autres termes, il s’agit de permettre aux populations elles-mêmes d’être les premiers acteurs de lutte contre la désinformation en leur donnant les connaissances rudimentaires pour distinguer le vrai du faux avec la prolifération des fausses informations.

La campagne qui se tient de juillet à décembre 2023 touche les localités de Abobo, Duékoué, Tiassalé et Yopougon.

Éduquer sur l’utilisation responsable des réseaux sociaux

En lançant la campagne SEDD, l’ONG Action Justice vise trois objectifs spécifiques. À savoir, éduquer les bénéficiaires sur l’utilisation responsable des réseaux sociaux ; former les bénéficiaires sur les techniques et outils de vérification de l’information ; sensibiliser les populations sur la désinformation, la gestion des rumeurs et la prévention des conflits gage de consolidation de la paix et de la cohésion sociale.

Un visuel de la campagne SEDD (crédit : ONG Action Justice)

Les groupes cibles de l’Initiative SEDD sont les associations et organisations de femmes et de jeunesse intervenant en Côte d’Ivoire, les gestionnaires des groupes de réseaux sociaux à fort potentiel d’influence. Plus clairement, les groupements de femmes (confédérations et faîtières), les associations de jeunesse, estudiantines et les groupes de réseaux sociaux et utilisateurs actifs des réseaux sociaux.

Dans la pratique, l’initiative SEDD forme dix associations et organisation de femmes et de jeunesse sur l’utilisation responsable des médias numériques et la gestion des rumeurs et prévention des conflits. Par ailleurs, dix groupes de réseaux reçoivent une formation sur les techniques et outils de vérification de l’information, et l’utilisation responsable des réseaux sociaux. Il est prévu une caravane de sensibilisation sur la désinformation et les discours haineux à travers les communes cibles.

L’ONG Action Justice bénéficie du soutien de l’Union européenne et du consortium composé de ASF France (Avocat San Frontières France), Danaïdes, AfricTivistes, REPPRELCI (Réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire) et ABLOGUI : Association des blogueurs de Guinée.

Que savoir de l’ONG Action Justice ?

L’ONG Action Justice (AJ)a été créée le 19 août 2000 dans les locaux du Centre d’écoute des jeunes d’Adjamé à Abidjan. Elle est philanthropique, apolitique, à but non lucratif et non confessionnelle.

Elle a plusieurs objectifs : influencer l’ensemble des actions publiques ; promouvoir la justice et l’équité ; dénoncer l’injustice sous toutes ses formes ; veiller au respect du principe de l’égalité et d’équité ; créer un cadre de défense des droits des citoyennes et des citoyens ; promouvoir la diffusion du droit national et international notamment au sein des populations défavorisées et /ou analphabètes.


Côte d’Ivoire : Zoro Bi Ballo prend officiellement la tête de la Haute autorité pour la bonne gouvernance

Zoro Bi Ballo Épiphane a prêté serment à la tête de la Haute autorité pour la bonne gouvernance (HABG) le jeudi 8 novembre 2023 au cours d’une cérémonie en présence de plusieurs personnalités.

« C’est ensemble que nous pouvons éradiquer ce fléau. Nous sommes heureux de la présence de l’ensemble des chefs d’institutions de la République à nos côtés et des organes en charge de la lutte contre la corruption en Côte d’Ivoire, l’Inspection générale d’État, le Pôle pénal économique et financier, le Conseil supérieur de la magistrature », a dit Zoro Bi Ballo Épiphane après sa prestation de serment.

La photo de famille après la prestation de serment (Crédit : RK)

Le magistrat ivoirien a « juré de remplir cette fonction avec honnêteté, impartialité, intégrité et objectivité dans le respect de la Constitution, les lois et les règlements de la République ».

Le nouveau président de la Haute autorité pour la bonne gouvernance a insisté pour dire que « c’est ensemble, main dans la main, que nous pouvons parvenir à la moralisation de la vie publique et à lutter contre la corruption qui est impératif essentiel à la cohésion sociale, à la stabilité politique de la Côte d’Ivoire et au développement économique et social de notre Nation ».

Qui est Zoro Bi Ballo Épiphane ?

Dans son allocution, Ahmed Souleymane Coulibaly, procureur général près la Cour des comptes, est revenu sur le parcours du tout nouveau patron de la HABG.

Kandia Camara, présidente du Sénat, félicitant le nouveau président de la HABG (Crédit : RK)

« Après avoir intégré la magistrature ivoirienne, vous avez exercé des fonctions au parquet, au siège et dans l’administration centrale du ministère de la Justice« , a-t-il affirmé. Il est important de rappeler que l’ancien ministre de la Promotion de la bonne gouvernance, du Renforcement des capacités et de la Lutte contre la corruption a exercé entre 2004 et 2011 en République démocratique du Congo en qualité de coordonnateur du projet « Restauration progressive du système judiciaire pénal ».

Magistrat de formation, Zoro Bi Ballo a débuté sa carrière en 1996 comme juge de section adjoint. Titulaire d’un Diplôme d’études spécialisées en droits de l’homme, il est cofondateur du Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH).


Sculpter l’émancipation : Les femmes et leur place dans le monde de l’art

L’art a toujours été un miroir de notre société, un moyen puissant d’expression, de réflexion et de transformation. Dans ce monde créatif, les femmes ont tracé leur chemin, souvent à travers des défis et des obstacles insurmontables. Mais elles ont persisté, se sont exprimées et ont laissé une empreinte indélébile dans le monde de l’art. Cet article vous emmènera dans un voyage inspirant à travers le féminisme artistique, explorant comment l’expression artistique peut renforcer l’autonomie des femmes, tout en façonnant un avenir plus égalitaire pour tous.

L’art est bien plus qu’une simple toile ou une sculpture. C’est une voix puissante qui transcende les frontières, les langues et les cultures. Les femmes, à travers les âges, ont utilisé cet outil pour s’émanciper, se faire entendre et marquer l’histoire. Leur créativité n’est pas seulement une œuvre d’art, mais une déclaration audacieuse d’indépendance.

L’art comme moyen d’expression

L’expression artistique est une forme de langage universelle qui transcende les barrières culturelles et linguistiques. Pour les femmes, c’est un moyen d’exprimer leurs émotions, leurs expériences et leurs aspirations d’une manière unique et puissante. L’art permet aux femmes de briser le silence, de partager leurs histoires et de revendiquer leur place dans le monde.

Chaque tableau, chaque sculpture, chaque chanson raconte une histoire. C’est une opportunité de se connecter avec les autres, de provoquer des émotions, et d’inspirer le changement. L’expression artistique permet aux femmes de donner vie à leurs rêves, de défier les normes préétablies et d’ouvrir des portes vers un avenir meilleur.

L’évolution du rôle des femmes dans l’art

L’histoire de l’art est ponctuée de noms féminins extraordinaires qui ont défié les conventions de leur époque. Des artistes comme Frida Kahlo, Georgia O’Keeffe, et Yayoi Kusama ont non seulement créé des œuvres exceptionnelles, mais ont également ouvert des chemins pour les générations futures. Malgré les discriminations et les inégalités, ces femmes ont forgé leur place dans le monde de l’art.

Au fil du temps, le rôle des femmes dans l’art a évolué. De l’art domestique à l’art politique, les femmes ont exploré une multitude de domaines. Aujourd’hui, elles dirigent des galeries, enseignent l’art, et créent des mouvements artistiques influents. L’évolution du rôle des femmes dans l’art est une source d’inspiration, montrant que la détermination et le talent peuvent conquérir n’importe quel domaine.

La créativité au service de l’émancipation

L’art est un espace où les femmes peuvent non seulement s’exprimer, mais aussi revendiquer leur autonomie. Les œuvres d’art créées par des femmes racontent des histoires de résilience, d’émancipation, et de force. Ces créations captivent l’attention du monde et inspirent le changement. Par exemple, les artistes féminines contemporaines comme Ai Weiwei, Kara Walker et Shirin Neshat utilisent leur art pour aborder des questions de justice sociale, de droits de l’homme, et d’égalité des sexes.

L’art au féminin (Crédit photo : Iwaria)

La créativité artistique permet aux femmes de s’affirmer, de se libérer des stéréotypes, et de défier les normes établies. En utilisant des médiums divers tels que la peinture, la sculpture, la danse, la littérature et le cinéma, elles transforment les perspectives et ouvrent des voies nouvelles pour elles-mêmes et les générations futures.

Les défis et opportunités actuels

Bien que les femmes aient fait d’énormes progrès dans le monde de l’art, des défis subsistent. Les inégalités de genre persistent, des écarts salariaux aux stéréotypes qui limitent les possibilités des femmes. Pourtant, des opportunités se dessinent, notamment grâce à des mouvements tels que #MeToo et des initiatives visant à promouvoir l’égalité des sexes dans l’art.

Les femmes artistes d’aujourd’hui s’efforcent de surmonter ces défis, de faire entendre leur voix et de laisser leur empreinte. Les galeries d’art, les musées et les plateformes en ligne offrent des espaces pour présenter leur travail. Les mouvements artistiques féministes, quant à eux, se multiplient, dénonçant les inégalités et plaidant pour un avenir plus inclusif et égalitaire.

L’art pour un avenir égalitaire (Crédit photo :Iwaria)

L’art pour un avenir égalitaire

L’art a le pouvoir de façonner la société et de provoquer des changements profonds. Les femmes artistes, à travers leur créativité et leur détermination, contribuent à construire un avenir plus égalitaire. Leurs œuvres inspirent la réflexion, remettent en question les préjugés et incitent à l’action.

Lorsque les femmes se voient offrir les mêmes opportunités et le même soutien que leurs homologues masculins, la créativité s’épanouit. Les artistes féminines apportent des perspectives uniques et des voix différentes qui enrichissent le monde de l’art. Leur travail offre un contre-récit aux stéréotypes et met en lumière les problèmes de société, de la discrimination à l’injustice.

Dans le monde de l’art, l’émancipation des femmes est un récit d’inspiration et de persévérance. « Sculpter l’émancipation : Les femmes et leur place dans le monde de l’art » nous a emmenés dans un voyage passionnant à travers le féminisme artistique, mettant en lumière comment l’expression artistique est un moyen puissant de renforcer l’autonomie des femmes.

L’art, bien plus qu’une simple création visuelle, est une voix qui transcende les frontières, les langues et les cultures. Il permet aux femmes de briser le silence, de partager leurs histoires et de réclamer leur place dans le monde. L’expression artistique est le langage


Contrôle de la qualité des engrais : La CEDEAO lance un comité stratégique régional

Dans le cadre du contrôle de la qualité des engrais dans la sous-région, la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest), en coopération avec la Communauté économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), lance officiellement le Comité ouest-africain de contrôle des engrais (COACE).

Contrôle de la qualité des engrais : La mission du COACE

Le COACE a pour mission de soutenir la mise en œuvre conjointe du règlement harmonisé de la région C/REG.13/12/12 relatif au contrôle de la qualité des engrais. Il a également pour objectif de contribuer au développement du secteur des engrais dans les États membres et à la promotion de la production et de la productivité agricoles dans la région.

Une vue des panelistes (Crédit photo : Richard Kouassi)

Le lancement du COACE a eu lieu le 26 septembre 2023 à Abidjan en Côte d’Ivoire. À cette occasion, Dr Abdoulaye Mohamadou, secrétaire exécutif du CILSS, s’est réjoui de la cérémonie officielle du lancement du comité « marque l’opérationnalisation effective du règlement communautaire relatif au contrôle de la qualité des engrais dans l’espace CEDEAO et au Sahel ».

Qualité de l’engrais, un véritable défi

Au fil des années, les problèmes liés à la qualité, à l’accès et à l’utilisation des engrais ont constitué un défi majeur qui limite le potentiel de la région de l’Afrique de l’Ouest à produire suffisamment de nourriture pour nourrir ses populations et relever les défis de la sécurité alimentaire et de la nutrition. C’est dans cette optique que la Déclaration d’Abuja de 2006 a recommandé des efforts pour augmenter les niveaux d’utilisation d’engrais en Afrique de 8 kg/ha à au moins 50 kg/ha.

La photo de famille lors de la première journée (Crédit photo : Richard Kouassi)

En tant que conseiller technique dans la région de l’Afrique de l’Ouest, l’IFDC a apporté son soutien à la CEDEAO, à l’UEMOA et au CILSS, ainsi qu’à leurs États membres, sur les questions liées aux engrais. Cet effort a commencé dès 1995, lorsque l’IFDC a mené une étude qui a révélé divers défis auxquels est confronté le secteur des engrais, y compris des problèmes de qualité.

Le COACE inauguré 11 ans après l’adoption du règlement C/REG.13/12/12

Il y a près de 11 ans, en décembre 2012, le Conseil des ministres de la CEDEAO adoptait le règlement C/REG.13/12/12 relatif au contrôle de la qualité des engrais dans l’espace CEDEAO. C’est finalement en 2023 que le Comité ouest-africain de contrôle des engrais (COACE/WACoFeC) est inauguré. Cette inauguration a été suivie de la première réunion statutaire du Comité les 27 et 28 septembre.

La conférence de presse

« C’est l’aboutissement des efforts déployés au cours des 10 dernières années, coordonnés par l’IFDC et ses partenaires régionaux, notamment la CEDEAO, l’UEMOA et le CILSS, pour mettre en œuvre ces réglementations régionales harmonisées afin de contribuer au développement du secteur des engrais dans les États membres », a fait remarquer Sansan Youl, chef de partie d’EnGRAIS.

Lors de la cérémonie de lancement, le représentant du ministère d’État, ministère de l’Agriculture et du Développement rural de Côte d’Ivoire a indiqué sa ferme conviction que « le COACE fournira comme prévu une assistance aux communautés économiques régionales dans la mise en œuvre de ladite réglementation régionale harmonisée ».


Mission du Parlement panafricain en Côte d’Ivoire : Plaidoyer pour une Afrique unie

La récente mission du Parlement panafricain en Côte d’Ivoire s’est achevée avec succès, marquant une avancée significative vers l’intégration africaine et la promotion des droits de l’homme. Du 2 au 4 octobre 2023, le Groupe régional de l’Afrique de l’Ouest du Parlement panafricain a conduit des discussions fructueuses et pris des engagements solennels lors de rencontres avec les dirigeants politiques ivoiriens.

Une vue de la délégation du Parlement Panafricain (Crédit photo : Sercom)

Pas significatif vers l’intégration africaine

Le début de la mission a été marqué par des rencontres institutionnelles clés, mettant en lumière l’importance de la coopération régionale. Sous la direction de madame Lucia Maria Mendes GONCALVES DOS PASSOS, 3e vice-présidente du Parlement panafricain, des échanges constructifs ont eu lieu avec SEM Adama Bictogo, président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. Ces discussions ont porté sur la ratification de chartes cruciales, jetant ainsi les bases d’une coopération fructueuse entre le Parlement Panafricain et les institutions ivoiriennes.

La deuxième journée a été marquée par une rencontre essentielle avec les Leaders des Groupes Parlementaires Ivoiriens à l’Assemblée nationale. Des discussions dynamiques ont eu lieu sur les protocoles africains, soulignant l’importance de la coopération régionale. Les Leaders Ivoiriens ont exprimé un soutien enthousiaste envers les efforts du Parlement Panafricain, démontrant un engagement concret envers l’intégration africaine.

Ahoussou Jeannot Kouadio, président du Sénat de Côte d’Ivoire, s’adressant à la délégation du Parlement Panafricain (Crédit photo : Sercom)

Rencontres institutionnelles clés

La mission s’est achevée par des rencontres significatives. Tout d’abord, la délégation a rencontré le président du Sénat, où des discussions approfondies ont eu lieu sur le Protocole révisé du Parlement Panafricain et d’autres instruments de l’Union africaine. Ensuite, une réunion solennelle avec SE Mme Kandia Camara, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Diaspora, a permis de prendre des engagements concrets en vue de faciliter la prochaine ratification par la Côte d’Ivoire des instruments de l’Union africaine.

Cette mission du Parlement Panafricain en Côte d’Ivoire a été un pas décisif vers une Afrique intégrée, où la collaboration, la compréhension mutuelle et le respect des diversités sont les clés d’un avenir prospère. L’unité africaine demeure la pierre angulaire de ces efforts, et le Parlement Panafricain continue de jouer un rôle central dans la réalisation de cette vision.


Lutte contre la désinformation et la haine en ligne : Le projet IMPACT lance son site web

IMPACT a lancé son site internet destiné aux professionnels de la presse numérique et des organisations de la société civile de Guinée et de Côte d’Ivoire. L’objectif de ce projet est de contribuer à la prévention et à la déconstruction des campagnes de désinformation et messages haineux dans les médias numériques.

Le site web d’Impact désormais en ligne

Le projet IMPACT (Implication des médias numériques pour une prévention active des conflits et des tensions) est une initiative de Avocats sans frontières France (ASF France) et Danaïdes ; la plateforme panafricaine AfricTivistes ; l’Association des blogueurs de Guinée (ABLOGUI) et le Réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (REPPRELCI).

Depuis Le jeudi 6 juillet 2023, IMPACT a mis en ligne son site internet destiné aux professionnels de la presse numérique et des organisations de la société civile de Guinée et de Côte d’Ivoire. Vous pouvez le consulter ici : https://www.impact-plateforme.org/.

Stéphanie Lamy de l’association Danaïdes en compagnie d’une participante lors d’un atelier (Crédit photo : IMPACT)

Les missions d’IMPACT

Cette plateforme innovante vise à informer le public et les professionnels des médias sur l’ensemble des activités du projet. Il s’agit notamment des formations, des activités d’information et des actions de sensibilisation réalisées pour une meilleure prévention des conflits et cohésion sociale.

Des journalistes, de blogueurs, mais aussi des acteurs de la société civile de la Côte d’Ivoire et de la Guinée ont pour rôle de fournir un contenu riche et varié pour alimenter le site web.

Stéphanie Lamy remettant un diplôme de participation (Crédit photo : IMPACT)

Les articles publiés sur la plateforme portent sur la couverture presse du projet IMPACT, de comptes-rendus rendus d’activités et d’informations utiles à la lutte contre les campagnes de désinformation et des messages haineux qui divisent la population et créent des tensions.

Le site constitue une ressource de référence pour un public désireux de s’informer et de se documenter pour assurer une meilleure prévention des conflits.

Grâce à un formulaire de signalement disponible sur le site, les citoyens et citoyennes peuvent signaler aux équipes de rédaction des contenus douteux. Les médias en Côte d’Ivoire et en Guinée sont invités à partager et s’inspirer des analyses fournies par les équipes de rédaction.